Dans le Var, elle met toute son énergie depuis deux ans pour lancer une course solidaire

Races de chevaux · 08 octobre 2026

Les Foulées du Plan, une course solidaire qui prend forme à La Garde

À La Garde, dans le Var, Sandrine Barthélémy s’apprête à voir aboutir un projet mûri pendant deux ans. Le dimanche 11 octobre 2026, les Foulées du Plan réuniront marcheurs et coureurs à l’Espace nature départemental du Plan, autour d’une même idée : soutenir France AVC 83 tout en rendant la prévention de l’accident vasculaire cérébral plus visible. Pour cette première édition, le départ est prévu à 9 h 30 et le parcours proposera deux boucles de quatre kilomètres.

Cette initiative n’est pas née dans un bureau d’organisation sportive, mais d’un constat fait au contact de la maladie. Secrétaire médicale au sein de l’unité neuro-vasculaire de l’hôpital Sainte-Musse, à Toulon, Sandrine côtoie les équipes qui prennent en charge les personnes victimes d’AVC. Certains patients lui étaient familiers avant leur hospitalisation ; cette proximité a rendu la réalité de la maladie particulièrement concrète et l’a poussée à agir au-delà de son activité professionnelle.

Faire sortir la prévention des murs de l’hôpital

Depuis trois ans, elle contribue déjà à la Journée de l’AVC organisée à Sainte-Musse, avec des conférences et des ateliers de prévention. Mais l’hôpital ne touche pas nécessairement les personnes qui n’ont pas de raison d’y entrer. Déplacer la sensibilisation vers un lieu ouvert et fréquenté permet donc de rencontrer un public différent, dans un cadre moins intimidant qu’une structure médicale.

Le choix d’une course répond aussi à une affinité personnelle : Sandrine aimait courir plus jeune et connaît l’énergie particulière qui se dégage d’un rendez-vous sportif partagé. Une ligne de départ rassemble des profils variés, des habitués de la foulée aux participants qui préfèrent avancer à leur rythme. Ici, nul besoin de viser un chrono pour prendre part à la journée : l’essentiel est de se mobiliser pour une cause de santé.

Autour du Plan, la dimension collective peut ainsi faire passer un message utile sans transformer la matinée en cours magistral. Un participant vient pour marcher, un autre accompagne un proche, tandis qu’un parent peut profiter des animations prévues pour les enfants. La prévention s’inscrit alors dans une expérience vécue, où l’on échange aussi facilement sur les symptômes et les bons réflexes que sur le parcours.

Un objectif qui grandit avec les inscriptions

Au lancement, Sandrine imaginait une trentaine de participants. En voyant les premières inscriptions arriver, elle a relevé son ambition et espéré atteindre deux cents personnes. À quelques jours de l’événement, environ 130 marcheurs et coureurs étaient déjà annoncés ; le chiffre pouvait encore évoluer avant le départ, grâce aux inscriptions de dernière minute.

Cette progression raconte quelque chose de la mobilisation locale : un objectif modeste se transforme peu à peu en rendez-vous partagé, à mesure que les habitants, les proches et les collègues relaient l’information. La réussite ne se mesure toutefois pas seulement au nombre de dossards. La collecte destinée à France AVC 83 et les échanges autour des signes de l’AVC comptent tout autant que l’affluence.

Pour une première édition, les Foulées du Plan posent ainsi les bases d’un événement sportif accessible, tourné vers la santé et la solidarité. Le parcours donne un cadre à l’effort ; la cause lui donne son sens.

Deux années de démarches pour transformer une idée en événement sportif

Entre l’idée et le coup de pistolet de départ, il y a tout un travail que les participants ne voient pas forcément. Sandrine a consacré deux ans à prendre contact avec des interlocuteurs, à remplir des calendriers et à faire avancer les étapes administratives. Trouver un lieu adapté ne suffisait pas : il fallait aussi construire un itinéraire cohérent, obtenir les autorisations nécessaires et réfléchir à la sécurité, au ravitaillement et à l’accueil du public.

Cette organisation demande une attention particulière parce qu’une course ouverte à la marche comme à la course à pied doit convenir à des personnes d’allures différentes. Le parcours retenu, constitué de deux boucles de quatre kilomètres, offre un total de huit kilomètres. Il permet de comprendre facilement la distance et fournit un repère concret aux participants, qu’ils viennent pour se dépasser ou pour profiter d’une matinée active.

Le club local, un appui décisif

Parmi les difficultés rencontrées, obtenir le soutien d’un club d’athlétisme a été un enjeu important. Dans un département où de nombreuses courses sollicitent déjà les associations, trouver une équipe disponible ne va pas de soi. Sandrine a contacté plusieurs structures, allant jusqu’à se déplacer à Gonfaron pour chercher un appui.

La rencontre avec Patricia Lepreux, de l’association Gardéenne Hospitalier Toulon Athlétisme, a finalement changé la donne. Ce partenariat apporte au projet une expérience de terrain utile pour préparer une course et donner de la consistance à une initiative portée au départ par une seule personne. Le parcours de préparation montre que l’engagement individuel peut lancer une idée, mais que sa réalisation repose sur des compétences et des relais collectifs.

Une course locale n’est pas seulement une distance à parcourir. Elle suppose une coordination entre organisateurs, bénévoles, associations, services concernés et participants. Chaque détail compte : les dossards doivent être prêts, le ravitaillement pensé, les médailles récupérées et les points d’accueil clairement organisés. À l’approche du dimanche, Sandrine devait encore aller chercher les médailles et les coupes, pendant que son calendrier restait chargé.

Une préparation menée à un rythme soutenu

Pour suivre l’avancement des tâches, elle s’est construit un calendrier. Cette méthode peut sembler simple, mais elle devient précieuse quand les démarches s’accumulent et que les interlocuteurs ne répondent pas tous au même rythme. Elle travaillait à 90 %, ce qui lui a permis de dégager du temps, tout en poursuivant son activité à l’hôpital.

Le quotidien ajoute une contrainte bien concrète : Sandrine habite à Carnoules et rejoint Toulon en train pour travailler. Entre les trajets, son emploi et la préparation de la course, les journées ont pris une cadence soutenue. L’expression « à 100 à l’heure » résume l’intensité de cette période, mais aussi la joie qu’elle éprouve à voir les différentes pièces du projet s’assembler.

La préparation des Foulées du Plan rappelle qu’un événement solidaire se bâtit rarement en un claquement de doigts. Les autorisations, les partenaires et les petits détails logistiques sont moins visibles que les coureurs, mais ils rendent possible la matinée. C’est dans cette organisation patiente que l’idée de départ prend véritablement corps.

France AVC 83 au cœur de la mobilisation et de la prévention

Les Foulées du Plan ont deux objectifs étroitement liés : récolter des fonds pour France AVC 83 et faire connaître davantage l’accident vasculaire cérébral. La cause ne reste donc pas à l’arrière-plan de la course. Elle accompagne la journée, des conversations au bord du parcours jusqu’au stand d’information tenu par l’association, afin que les participants puissent s’informer et poser leurs questions.

La prévention prend tout son sens lorsqu’elle aide à repérer des signes qui exigent une réaction rapide. Un atelier destiné aux enfants est notamment prévu pour leur apprendre à reconnaître des symptômes associés à l’AVC. Adapter le message aux plus jeunes est une manière de faire circuler les connaissances dans les familles : un enfant sensibilisé peut à son tour évoquer ce qu’il a appris à la maison.

Parler de santé dans un cadre accessible

Les campagnes de prévention sont souvent associées aux établissements de santé, aux consultations ou aux conférences. Or, tout le monde ne franchit pas spontanément la porte d’un hôpital et certaines personnes ne se sentent pas concernées avant qu’un événement survienne dans leur entourage. Une course organisée dans un espace naturel permet de toucher ces publics au détour d’une activité quotidienne et conviviale.

Cette approche ne remplace pas l’information médicale, mais elle peut en faciliter l’accès. Un coureur qui s’arrête au stand, un parent qui accompagne un enfant ou un marcheur qui attend ses proches peuvent découvrir des renseignements utiles sans avoir prévu, au départ, de participer à une action de sensibilisation. Le cadre sportif sert alors de point de rencontre, et la présence de France AVC 83 relie directement la collecte à la mission de prévention.

Le principe de solidarité se manifeste aussi dans la diversité des raisons de venir. Certains s’inscrivent pour soutenir l’association, d’autres pour accompagner un ami, tandis que plusieurs pourront simplement profiter d’un parcours dans la nature. Ces motivations différentes se rejoignent sur place, au bénéfice d’une même cause. C’est là que le rendez-vous prend une dimension collective plutôt qu’une simple succession de performances individuelles.

Une participation ouverte à plusieurs rythmes

La course et la marche sont proposées sur le même tracé de huit kilomètres, composé de deux boucles de quatre kilomètres. Cette formule rend l’événement plus accueillant pour ceux qui ne courent pas régulièrement. Elle permet aussi à chacun de choisir son allure, sans que l’engagement envers France AVC 83 dépende de la vitesse ou de l’expérience sportive.

Pour soutenir l’objectif financier, l’inscription coûte huit euros en préinscription et dix euros sur place ; elle est gratuite pour les moins de 18 ans. Les inscriptions sont possibles en ligne sur KMS.fr, au magasin TDR La Garde le samedi 10 octobre de 14 h à 17 h, puis sur place le dimanche matin entre 8 h et 9 h, au parking de la Bouilla. Les salariés de l’hôpital peuvent également se rapprocher du secrétariat du service de neurologie de Sainte-Musse jusqu’au jeudi à 17 h.

Les tarifs différenciés et l’inscription gratuite des mineurs contribuent à ouvrir la matinée à des participants aux situations variées. Une collecte solidaire gagne en portée quand l’accès à l’événement reste simple et que la participation ne se réduit pas à la compétition. Aux Foulées du Plan, l’effort collectif est aussi une occasion de faire circuler l’information sur l’AVC.

Les poneys des Rênes du possible donnent une place au handicap

La journée ne s’arrête pas à la course et à la marche. À partir de 11 h 30, l’association Les Rênes du possible doit venir avec deux poneys pour proposer une découverte gratuite de l’équitation adaptée. L’animation est ouverte aux enfants avec ou sans handicap, qui pourront approcher les animaux et découvrir une pratique para-équestre dans un cadre encadré.

Ce choix élargit la portée de l’événement : la solidarité concerne aussi l’accès aux loisirs et au sport. Les enfants ne vivent pas tous l’activité physique de la même manière, et une animation adaptée permet de présenter une autre façon de participer. Pour les familles, c’est également un moment de découverte qui complète la course sans en reprendre les codes de compétition.

Une animation pensée pour le confort des poneys

L’arrivée des deux poneys est prévue en fin de matinée, afin de ne pas les exposer trop longtemps à l’agitation qui accompagne le départ et le passage des coureurs. Cette précaution montre que l’inclusion ne se limite pas à ouvrir une activité au public : elle suppose aussi de réfléchir aux conditions qui rendent la rencontre agréable et adaptée à chacun, animaux compris.

Les visiteurs pourront ainsi découvrir l’équitation adaptée après la partie la plus intense de la matinée. Pour certains enfants, monter à poney sera peut-être une première expérience ; pour d’autres, ce sera l’occasion de mieux comprendre qu’une pratique équestre peut s’ajuster aux besoins et aux capacités de chacun. La présence des bénévoles et de l’association rend possible cette découverte dans un cadre organisé.

Les disciplines équestres recouvrent des pratiques diverses, depuis l’activité de loisir jusqu’à l’endurance. Pour les personnes curieuses de découvrir une autre facette du cheval et de l’effort sportif, une présentation de l’équitation d’endurance illustre combien le lien entre cavalier, monture et terrain peut prendre des formes différentes. Aux Foulées du Plan, l’accent est plutôt mis sur l’accessibilité et la découverte, sans confusion avec les objectifs d’une compétition équestre.

Un rendez-vous familial plutôt qu’une seule épreuve

La présence de cette animation invite les familles à envisager la matinée comme un moment partagé, même lorsque tous les membres ne souhaitent pas courir. Un adulte peut participer à la boucle de huit kilomètres tandis qu’un enfant découvre les poneys ; d’autres proches peuvent encourager les participants, visiter le stand de prévention ou profiter du site naturel.

Dans un événement ouvert, cette diversité des activités est importante. Elle évite de réserver la journée aux seuls sportifs et permet à chacun d’y trouver une raison d’être présent. La sensibilisation à l’AVC, la course, la marche et l’équitation adaptée se répondent sans se concurrencer : chaque proposition donne une porte d’entrée différente à la solidarité.

La rencontre avec les poneys prolonge ainsi le fil conducteur des Foulées du Plan : créer un espace où l’on peut bouger, apprendre et partager, quelles que soient ses habitudes sportives. Le sport adapté n’est pas un supplément décoratif ; il rappelle que l’accès à l’activité physique mérite une place dans la réflexion collective.

Bénévoles et informations pratiques pour les Foulées du Plan

À quelques jours du départ, un enjeu reste très concret : renforcer l’équipe de bénévoles. Sandrine a déjà sollicité l’école d’infirmières de l’hôpital ainsi que l’école de la Croix-Rouge, et plusieurs élèves ont répondu présents. Quatre bénévoles étaient déjà mobilisés au moment où elle faisait le point sur les besoins, mais elle espérait encore accueillir d’autres personnes avant dimanche.

Le nombre nécessaire dépend des tâches à assurer et de la configuration du site. Accueillir les participants, orienter les arrivants, contribuer au ravitaillement ou accompagner le déroulement de la matinée demande des présences à différents endroits et à différents moments. Même une aide ponctuelle peut donc soulager l’organisation et permettre à l’équipe de se concentrer sur le bon déroulement de la course.

Une mobilisation qui peut se décider au dernier moment

Sandrine lance un appel à toute personne prête à donner un coup de main, même tardivement. Son approche reste simple et ouverte : les bonnes volontés sont accueillies avec plaisir, sans qu’il soit nécessaire d’appartenir à un club ou de posséder une longue expérience dans l’événementiel. Dans une première édition, cette souplesse est précieuse, car les besoins évoluent à mesure que les inscriptions et les préparatifs se précisent.

Les bénévoles ne sont pas seulement des renforts logistiques. Leur présence façonne l’accueil, renseigne les participants et contribue à l’ambiance conviviale que l’organisatrice espère voir autour du Plan. Le sourire d’une personne qui indique la bonne direction ou aide une famille à trouver une animation participe lui aussi à la réussite de la matinée.

Pour obtenir des renseignements, les participants peuvent appeler le 06 10 05 05 77 ou le 06 72 15 88 17. L’événement se tient à l’Espace nature départemental du Plan, à La Garde, avec un départ annoncé à 9 h 30. L’accueil des inscriptions sur place est prévu de 8 h à 9 h au niveau du parking de la Bouilla.

Des repères simples pour participer

Les personnes qui souhaitent s’inscrire à l’avance peuvent passer par KMS.fr ou se rendre au magasin TDR La Garde le samedi 10 octobre, entre 14 h et 17 h. Le dimanche matin, une inscription sur place reste possible dans le créneau annoncé. Les agents de l’hôpital disposent également d’une démarche dédiée auprès du secrétariat du service de neurologie de Sainte-Musse, jusqu’au jeudi à 17 h.

La distance de huit kilomètres peut être parcourue en courant ou en marchant, sur deux boucles de quatre kilomètres. Le tarif est fixé à huit euros en préinscription et à dix euros sur place, tandis que les moins de 18 ans participent gratuitement. À partir de 11 h 30, les enfants pourront également profiter de la découverte de l’équitation adaptée avec Les Rênes du possible.

Après deux années d’efforts, Sandrine aborde l’échéance avec enthousiasme et une part de trac, à mesure que les derniers détails se règlent. Elle imagine surtout les participants franchissant la ligne, les sourires échangés et la somme remise à France AVC 83. Cette énergie, désormais relayée par les associations, les bénévoles et les inscrits, donne au lancement des Foulées du Plan sa raison d’être : faire d’une journée sportive un élan concret de solidarité dans le Var.

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